Etude réalisée par Karine NOPPE, DEA Hydrologie, Hydrogéologie, Géostatistiques et Géochimie, Université Pierre et Marie Curie, Paris VI, juillet 1996.
Le bassin Artois-Picardie est caractérisé a la fois par une forte densité urbaine et industrielle passée et présente, et par l’absence de reliefs. II en résulte la présence, dans le fond des cours d’eau, d’une grande quantité de sédiments fortement pollués par les métaux. Cette pollution est importante dans le canal de la Deûle, dans le canal d’Aire, dans le canal de St-Quentin, dans la Scarpe, dans l’Escaut et dans la Somme.
Les métaux présents dans les sédiments peuvent être libérés, se déplacer dans la chaîne alimentaire et contaminer les poissons. La vie piscicole étant largement exploitée dans le
bassin Artois-Picardie, l’Agence de l’Eau a créé un réseau expérimental qui permet de surveiller la qualité des chairs et des foies d’anguilles (Anguilla anguilla Linné 7868)’ de gardons (Rufilus rufilus Linné 7868) et de perches (Perca fluvialifis Linné 7868). La contamination des poissons du bassin est faible dans son ensemble, mais les chairs de quelques anguilles sont atteintes par le mercure et les PolyChloroBiphényles.
La diversité des espèces, des organes et des tailles de poissons ne permet pas d’établir des généralités sur la contamination et sur les associations métalliques, à part le fait que certains métaux se concentrent plus dans le foie et d’autres dans la chair et que l’anguille est l’espèce la plus atteinte.
Les sédiments ne peuvent être utilises comme indicateur de pollution des poissons, car il n’existe aucune relation entre les teneurs métalliques des 2 supports. La surveillance de la
qualité du milieu ne peut donc pas faire l’économie du suivi de la contamination des chairs et des foies de poissons.
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Dernière mise à jour : mercredi 8 février 2012