Etude réalisée par Martin LAVIALE, Laboratoire Génétique et Evolution des Populations Végétales, Université des Sciences et Technologies de Lille, mars 2009.
L’objectif de ce travail était d’étudier l’interaction entre la lumière et deux polluants ayant des modes d’action différents (un métal –le cuivre- et un herbicide –l’isoproturon) et qui sont communément retrouvés dans les milieux aquatiques ; principalement en estimant l’activité photosynthétique des communautés à l’aide de la technique de mesure de la fluorescence
chlorophyllienne en lumière modulée. Le cas échéant, notre démarche avait pour but de quantifier cette interaction, que ces deux facteurs (lumière et polluant) agissent en synergie ou bien de manière antagoniste. Dans un premier temps, un travail exploratoire a été entrepris pour acquérir les
informations sur le développement et le comportement photosynthétique des communautés, préalable indispensable à la mise au point des méthodes utilisées et des conditions expérimentales testées au cours de la thèse. Par la suite, l’effet relatif du cuivre et de l’isoproturon sur la photosynthèse a été évalué au laboratoire, dans des conditions de mesure (20°C, 50 μmoles photons
m-2 s-1) permettant d’éliminer d’éventuels stress liés aux conditions de leur habitat (turbidité, turbulence, température, luminosité…). Enfin l’interaction entre la lumière et les polluants a été étudiée en combinant des expérimentations originales en conditions naturelles et au laboratoire. Les
travaux disponibles sur le sujet traitent toujours la lumière comme un facteur « statique », c’est à dire maintenu constant au cours de l’expérience. Toutefois, au cours d’une journée, les algues sont exposées à des variations de lumière très importantes et peuvent subir un stress lumineux important, en particulier lorsque le soleil est à son zénith. Nous avons donc introduit cette variabilité dans nos expérimentations, d’une part en évaluant la réponse des communautés (en l’absence de polluant) à la variation de la lumière au cours d’une journée en conditions naturelles ; puis en étudiant l’effet d’un apport de polluant à différents moments d’un cycle journalier de lumière simulé au laboratoire.
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Dernière mise à jour : mercredi 8 février 2012