Diatomées les plus répandues dans le bassin Artois-Picardie
Les diatomées les plus répandues sont présentes dans plus de 75 % des stations du bassin. Quelles que soient les années, les plus répandues sont :
Amphora pediculus (Kutzing) Grunow (APED)
Cocconeis placentula Ehrenberg var.placentula (CPLA)
Gomphonema parvulum Kutzing var.parvulum f.parvulum (GPAR)
Navicula cryptotenella Lange-Bertalot (NCTE)
Navicula tripunctata (O.F.M.) Boryu (NTPT)
Rhoicosphenia abbreviata (C.Agardh) Lange Bertalot (RABB)


7 classes de qualité d’eau ont été définies d’après les données chimiques utilisées pour la mise au point de l’IBD (de 1 la + mauvaise à 7 la meilleure).
Le profil écologique de Cocconeis placentula, Navicula cryptotenella, Navicula tripunctata, Amphora pediculus et Rhoicosphenia abbreviata, est en cloche, excentré vers la droite, caractéristique des espèces mésotrophes ou polluo-sensibles.
Le profil écologique de Gomphonema parvulum est excentré vers la gauche, caractéristique des espèces tolérantes à la pollution et halophiles.
Distribution des diatomées polluosensibles et polluotolérantes les plus abondantes dans le bassin Artois-Picardie
| profils écologiques | caractéristiques des espèces | Taxons pré-dominants du bassin AEAP |
| type a | tolérantes à la pollution ou électives des milieux pollués | |
| type b | Tolérantes à la pollution et halophiles | GPAR NPAL |
| type c | eutrophes à polluosensibilité moyenne ou indifférente | ALAN NMIN |
| type d | mésotrophes ou polluosensibles | CPLA NCTE NTPT APED RABB |
| type e | sensibles à la pollution ou électives des eaux faiblement minéralisées | AMIN |



Les diatomées comme Nitzschia palea (Kutzing) W. Smith (NPAL) voient une régression de leur répartition entre 2000 et 2002. De même, Navicula minima Grunow (NMIN) montre une baisse de sa distribution dès 2001. On remarque que Achnanthes minutissima Kutzing v. minutissima Kutzing (Achnanthidium) AMIN colonise de plus en plus de stations. On voit une explosion de sa diffusion dans l’ensemble du bassin en 2002.
Globalement, on observe une amélioration de la qualité des eaux et canaux du bassin Artois-Picardie, visible du point de vue des paramètres physico-chimiques et au niveau des diatomées prédominantes. En effet, l’augmentation de la répartition d’Achnanthes minutissima v. minutissima, espèce oligosaprobe, très sensible à la pollution le confirme, même si celle-ci n’a pas encore de répercussion sur les indices et la répartition en classes. Il est important de signaler qu’il y a un décalage entre l’évolution de la physico-chimie et l’évolution de la biologie, cette dernière présentant une certaine inertie. Il faut également tenir compte des effets de seuils. Une diminution par 2 ou par 10 de certains polluants comme le phosphate peut-être sans effet sur la biologie si les concentrations au final demeurent trop élevées.