Etude réalisée par Yue ZHOU (Master 2 Recherche Sciences de la Matière/ Mention Physique-Chimie/Spécialité Physico-Chimie Moléculaire et Optique Avancées), dans le cadre de la convention de coopération n° 64556 entre l’Agence de l’Eau Artois-Picardie et l’Université des Sciences et Technologies de Lille I pour la période 2008 - 2010, juin 2009. La contamination métallique d’un cours d’eau se traduit généralement par une accumulation progressive des métaux dans les sédiments de surface. Ces contaminants peuvent rester en partie biodisponibles pour le biote malgré la présence dans les sédiments de sulfures qui précipitent efficacement de nombreux métaux tels que Cu, Cd, Co, Ni, Pb et Zn. Ces sulfures sont issus de la réduction des sulfates par les bactéries sulfato-réductrices. Ils peuvent être produits dès l’interface eau-sédiment mais sont généralement aussi réoxydés partiellement par l’intermédiaire de la bioturbation, de la diffusion de l’oxygène dans les eaux interstitielles et de la remise en suspension des sédiments de surface. Le but de cette étude est de quantifier la fraction disponible des métaux dans les sédiments de surface, non seulement dans les eaux interstitielles, mais également dans la phase solide, ainsi que dans les eaux de surface. Ces résultats seront ensuite confrontés aux résultats des analyses métalliques réalisées par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie sur le muscle de plusieurs espèces de poissons [campagnes de pêche menées en parallèle par l’ONEMA (Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques) et l’INERIS (Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques)].
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Dernière mise à jour : mercredi 1er septembre 2010