En 1987, 50 % des baignades ne respectaient pas la Directive Européenne sur la qualité des eaux de baignade et 14 % des baignades étaient classées en catégorie D (baignade interdite), le bassin Artois-Picardie était « le point noir » du littoral français. C’est une politique active de 20 ans qui a permis d’obtenir des résultats de qualité : A l’issue de la saison 1999, 96 % des baignades respectaient la réglementation. Une amélioration de la qualité sanitaire des eaux littorales qui nous démontre l’efficacité et la rentabilité de près de 400 millions d’euros de travaux investis.
Après ces progrès considérables, l’amélioration de la qualité des eaux de baignade s’est ralentie, posant ainsi les limites de l’action en matière de lutte contre la pollution microbiologique. Deux étés très pluvieux influencent les résultats, démontrant par ailleurs la marge de progrès restant à accomplir par les collectivités en matière de gestion des eaux polluées de temps de pluie.
Les nouvelles exigences européennes (nouvelle directive baignade) , affichent des normes plus sévères mais permet le reflet d’une photographie plus juste (résultats obtenus sur une période de 4 ans). Elles renforcent le principe de « gestion des eaux de baignade » en introduisant un « profil » des eaux de baignade. Ce profil correspond à une identification et à une étude des sources de pollutions pouvant affecter la qualité de l’eau de baignade et présenter un risque pour la santé des baigneurs. Il permettra de mieux gérer, de manière préventive, les contaminations éventuelles du site de baignade. L’ensemble des acteurs est concerné, en particulier les collectivités, qui se doivent également élaborer avant mars 2011 des profils de risque pour la baignade sur leur territoire.
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