Aujourd’hui, Marianne STRAUSS, la coordonnatrice du programme jeunesse au sein du secrétariat international de l’eau nous a expliqué, en introduction, l’objectif de ces trois jours de pré-forum. Il s’agit tout d’abord d’encourager la participation et l’engagement des jeunes en tant que citoyens à des actions simples pour protéger l’eau. Il s’agit ensuite de se concentrer sur les enjeux turcs pour trouver des solutions.
Pour commencer, chacun d’entre nous a présenté son expérience en tant que parlementaire ou en tant que représentant d’ONG sur les problèmes rencontrés dans nos pays respectifs. Nous sommes trois représentants de parlements des jeunes et le reste des participants concernent des représentants d’associations âgés entre17 et 28 ans.

Ainsi, la représentante belge, qui travaille au sein de l’ONG Protos, a montré comment elle sensibilise les jeunes au travers de jeux éducatifs sur l’eau dans les écoles.
La représentante moldave est celle qui nous a le plus impressionné au cours de cette matinée. Je l’avais rencontré lors du 7ème parlement européen des jeunes en 2006 qui s’était tenu en Moldavie. En 2003, elle a participé à son premier parlement européen des jeunes pour l’eau en Bulgarie organisé par Solidarité Eau Europe (SEE). A l’époque, alors âgée de 16 ans, elle avait essayé de convaincre SEE de mettre en place un parlement de l’eau des jeunes en Moldavie. L’année suivante, elle a participé à un autre rassemblement de jeunes en Bulgarie où elle a fini par concrétiser le lancement d’un parlement des jeunes dans son pays. Aujourd’hui, elle est responsable locale de l’antenne du SEE dans son pays où elle supervise, entre autre, le parlement des jeunes pour l’eau. Elle a présenté le système de toilettes écologiques ECO SAN qu’elle a développé et qui est basé sur la séparation de l’urine et des matières fécales. Ces produits sont ensuite réutilisés comme engrais floral. Elle souhaite maintenant développer une plateforme de jeunes moteurs ayant pour objectif d’identifier ceux qui seraient intéressés pour sensibiliser la population à la mise en place de ce type de toilettes.
La représentante canadienne nous a montré son investissement dans le domaine de l’eau dans le cadre d’un groupe de jeunes qui débattent de problèmes écologiques. Ils ont mis en place un plan d’actions, comme la plantation d’arbre en bordure des rivières, à partir de problèmes constatés. Un autre représentant canadien nous a montré la grande disponibilité de la ressource au Canada (elle représente 9% des ressources en eau renouvelable du monde), et le gaspillage de cette ressource. La consommation journalière d’une canadien est de 329 l d’eau potable contre 50 litres pour un africain et 150 litres pour un européen. Au Canada, 60% de cette eau est utilisée pour l’électricité thermique et seulement 8% pour l’agriculture.
L’intervenant du Salvador nous a fait part des problèmes de qualité de l’eau mais aussi de distribution que connaît ce pays. L’eau trop chère pour la population était distribuée par une entreprise privée ce qui a provoqué des révoltes.
Des jeunes turcs du lycée Galatasaray nous ont présenté le travail qu’ils ont effectué sur la ville de Kas à l’ouest d’Antalya afin d’étudier les problèmes de raréfaction de la ressource causés par un tourisme de masse dans cette région.

- Barrage d’Omerli
L’après - midi nous avons été visiter le barrage d’Omerli qui sert de réserve d’eau potable pour la ville d’Istanbul. Nous avons pris conscience que cette ressource est de plus en plus sollicité par une population de plus en plus croissante.

- Visite du barrage d’Omerli