Etude réalisée par le Service Ecologie du Milieu de l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, décembre 2010.
La présence des substances médicamenteuses à l’état de traces dans les milieux aquatiques a été mise en évidence par de nombreuses études nationales et internationales. Face à cette problématique émergente les pouvoirs publics ont défini des plans visant à mieux cerner les enjeux environnementaux et de santé publique : Plan National Santé-Environnement (PNSE 1 et 2) et Plan National Résidus Médicamenteux (PNRM). L’objet de ce rapport est l’établissement d’une situation photographique de la présence des substances médicamenteuses dans les eaux de surface du bassin Artois-Picardie ainsi que l’évaluation de la pertinence des suivis de résidus médicamenteux dans le cadre de réseaux de mesures pérennes. Les prélèvements ont été effectués en juin 2010 sur des milieux soumis à de faibles pressions anthropiques ainsi que sur des milieux où les pressions sont identifiées. Au total 38 sites ont été sélectionnés et 54 substances analysées, à usage humain et/ou vétérinaire, représentant différentes classes thérapeutiques Les résultats ont mis en évidence la présence de 8 substances médicamenteuses appartenant à 6 classes thérapeutiques différentes, sur un total de 20 stations. La carbamazepine (anti-épileptique) et le diclofenac (analgésique) sont les substances les plus présentes dans le bassin.
Les médicaments dans les cours d’eau du bassin Artois-Picardie