
Bonjour Arnaud,
Ci-joint le compte rendu des différentes journées.Mardi 05 février : matinée axée essentiellement sur le fonctionnement de nos structures respectives (agence de l’eau et PNRA) et de l’implication de l’assemblée régionale de Kayes dans la gestion de l’eau. Beaucoup de remarques et de questions pertinentes. Une personne représentant une ONG locale concernant la désignation des membres du comité de bassin nous a fait remarqué que notre fonctionnement de gestion de l’eau était moins démocratique que chez eux puisque l’Etat intervenait dans la désignation des membres et ceci malgré une certaine décentralisation de la gestion de l’eau. Le vice président du comité de suivi TKLM a voulu savoir comment marchait le cadre Etat avec le comité de bassin, qui est quand même une instance de concertation locale. Une autre interrogation a porté sur le rôle du comité de bassin dans la gestion des conflits d’usages liés à l’eau sachant que certaines communes étaient prêtes dans certains cas à « acheter » l’eau pour en bénéficier alors que la loi dit que c’est un patrimoine commun de la nation et qu’elle appartient à tous. On nous a demandé aussi si nous utilisions les eaux usées pour l’agriculture dans les secteurs où l’eau était difficile à trouver. Lors de l’intervention de Perrine, il a été demandé en quoi consistait le programme de protection des zones humides. On nous a expliqué qu’ici quand on parle de zones humides cela comprend tout en compte à savoir les bas fonds (lit majeur), les zones sèches et les activités économiques liées à ces zones. Concernant la démarche SAGE, on nous a demandé s’il fallait attendre que la population locale s’engage dans la démarche pour que les élus suivent. Avec Perrine, nous nous sommes aperçues que chez nous finalement le cadre législatif est situé trop en amont ce qui a tendance à freiner l’implication de la population localement. Cependant ici, l’absence de cadre législatif cause de gros soucis pour la gestion des ressources. Il est donc nécessaire de trouver le bon niveau. Après midi : présentation des indicateurs de suivis dans les schémas locaux. Nous avons bien senti qu’il y a une attente forte pour savoir comment bien les choisir. Mon intervention était beaucoup trop courte et je pense qu’il aurait fallu y passer plus de temps. Nous avons aussi abordé la cartographie et vu qu’ici au Mali la délimitation communale était volontairement floue pour éviter les conflits d’usages. Apparemment un gros travail de collecte des données a été réalisé grâce à des animateurs recrutés dans les villages et formés pour ensuite identifier avec la population ce qu’il y avait à représenter sur une carte. Le résultat est vraiment intéressant. Le GRDR a réussi à constituer une base de données précise sur l’occupation du sol sur trois secteurs précis et cherche maintenant à les élargir à tous le bassin du TKLM. Je n’ai pas eu la possibilité de présenter encore le travail que nous faisons à l’agence en matière cartographique. L’attente ici est plus de savoir à quelle échelle travailler si on prend en compte la totalité du bassin du TKLM, y compris la partie mauritanienne. |
pour en savoir plus : www.grdr.org
