Publié : Le 04/05/2026
- Actualisé le
04/05/2026

Édito newsletter mai 2026 n°6

isabelle_matykowski_2024_3.jpg
Isabelle Matykowski

.

« Chères lectrices, chers lecteurs,

 

L’année 2025 a marqué une étape importante pour la politique de l’eau dans notre bassin Artois-Picardie. Avec l’adoption de l’état des lieux en décembre, nous disposons désormais d’un diagnostic clair, partagé et exigeant pour préparer l’avenir.

 

Ce travail, réalisé dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau, dresse un constat lucide : malgré des progrès réels accomplis depuis plusieurs décennies, l’état de nos milieux aquatiques reste préoccupant. Aujourd’hui, la majorité des eaux de surface demeure dans un état moyen et 12% seulement atteignent le bon état écologique. Les eaux souterraines présentent quant à elles une situation contrastée, avec un bon état quantitatif largement majoritaire, mais un état chimique encore dégradé.

 

Ces résultats doivent collectivement nous interpeller. Ils traduisent l’impact persistant des pressions exercées par les activités humaines – pollutions diffuses, rejets urbains et industriels, altérations des cours d’eau ou encore prélèvements – auxquelles s’ajoutent désormais les effets amplificateurs du changement climatique avec des sécheresses plus fréquentes et des inondations plus intenses.

 

Pour autant, ce diagnostic ne doit pas être source de découragement. Il témoigne aussi des avancées permises par l’action collective : amélioration de certains paramètres de qualité, mobilisation des acteurs, structuration des politiques publiques. Mais ces efforts, bien qu’indispensables, ne suffisent plus à atteindre les objectifs fixés.

 

L’enjeu est désormais clair : accélérer, amplifier et transformer notre action. Je pense en particulier aux nouveaux élus communaux que je félicite pour leur élection ou réélection mais plus globalement à l’ensemble de nos partenaires. Le futur SDAGE 2028-2033 devra répondre à cette ambition en ciblant les leviers les plus efficaces, en connectant les politiques publiques à l’eau et en particulier l’urbanisme, et en accompagnant les territoires les plus exposés parmi lesquels les captages stratégiques pour l’alimentation en eau potable.

 

Au-delà des acteurs de l’eau, c’est bien l’ensemble de la société qui doit être mobilisé. Car l’eau est au cœur de nos équilibres économiques, sanitaires et environnementaux. Le coût de l’inaction serait considérable, bien supérieur à celui des efforts à engager aujourd’hui.

 

Plus que jamais, nous avons besoin d’une mobilisation collective, d’une vision partagée et d’une volonté renforcée pour préserver cette ressource essentielle.

 

Ensemble, poursuivons et intensifions nos actions pour garantir une gestion durable de l’eau et des milieux aquatiques, au service des générations présentes et futures.

 

Bonne lecture à toutes et à tous. »

 

Isabelle Matykowski