Étude de la biodiversité de l’ichtyofaune dans les estuaires et les ports avec l’ADN environnemental
En 2025 l’Agence de l’eau Artois-Picardie a commandé une étude sur la biodiversité de l’ichtyofaune (poissons) dans les estuaires et les ports de la façade maritime du bassin hydrographique. Dans ce cadre, c’est une nouvelle méthode d’acquisition des données qui a été employée en analysant l’ADN contenu dans des échantillons d’eau prélevés sur le terrain (l’ADN environnemental).

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Cette nouvelle approche a pour objectif :
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D’améliorer les connaissances de la biodiversité dans les ports et les estuaires ;
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De comparer l’ADNe avec les méthodes d’acquisition classiques utilisées dans les estuaires dans le cadre de la DCE.

L’étude a été réalisée par le groupement composé de Qualyse, LDgenX et Prelevmar. Les prélèvements d’eau ont eu lieu à la fin de l’automne 2025. Ce sont ainsi huit sites qui ont été échantillonnés :
- Le port de Dunkerque est ;
- Le port de Dunkerque ouest ;
- Le port de Calais ;
- Le port de Boulogne-sur-Mer ;
- L’estuaire de la Slack ;
- L’estuaire de la Canche ;
- L’estuaire de l’Authie ;
- L’estuaire de la Somme.
Les résultats montrent que le nombre médian d’espèces est relativement similaire entre les estuaires et les ports (à part pour l’estuaire de la Slack). Cependant, les espèces ne se répartissent pas de la même façon entre les ports et les estuaires.

Dans l’ensemble, en termes de guildes écologiques, les espèces marines (MJ) sont majoritaires dans la partie aval des sites. Les estuaires et le port de Boulogne-sur-Mer (recueillant les eaux de la Liane) montrent dans leur partie amont une proportion importante d’espèces amphihaline (DIA). Un pourcentage important d’espèces de poissons d’eau douce (FW) est trouvé sur l’ensemble des sites, reflétant certainement l’influence des cours d’eau transportant de l’ADN depuis le cours d’eau en amont.

En plus d’obtenir des données inédites, cette étude nourrit également la réflexion sur l’intégration éventuelle de l’ADNe comme outil de surveillance des milieux aquatiques sur le bassin Artois-Picardie. Elle permet aussi d’identifier les limites et les contraintes opérationnelles liées aux caractéristiques particulières des environnements marins et estuariens du nord de la France (courants, turbidité, marées).



