La qualité des eaux de baignade en région Hauts-de-France : état des lieux 2026
Chaque année l’ARS Hauts-de-France et l’Agence de l’Eau Artois-Picardie publient un classement des eaux de baignade dans le bassin Artois-Picardie. Pour ce classement 2026, plus de trois quarts des sites de baignade présentent une eau de bonne (21 sites) ou d’excellente (13 sites) qualité, tandis que 8 sites sont classés en qualité suffisante et 2 en qualité insuffisante.
Le contrôle sanitaire des eaux de baignade, dont la finalité première est de surveiller la qualité de l’eau pour préserver la santé des baigneurs, sert également à établir chaque année un classement des eaux de baignade selon quatre catégories : qualité insuffisante, suffisante, bonne et excellente en fonction des concentrations relevées en germes microbiologiques.Ce classement permet de caractériser la qualité globale des eaux, et non pas la qualité instantanée de celles-ci, et s’apprécie au regard des résultats des 4 dernières saisons balnéaires.

Un été 2025 marqué par une amélioration globale de la qualité des eaux de baignade
Contrairement à l’année précédente, la saison balnéaire 2025 a bénéficié d’une météo favorable avec peu d’évènements pluvieux et donc peu d’impact négatif sur la qualité des eaux de baignade. Un tiers des sites voient ainsi leur qualité s’améliorer.
Une meilleure qualité de l’eau pour 15 sites de baignade :
- Bray-Dunes (Poste de secours), Wissant, Audinghen, Saint Etienne au mont, Neufchâtel-Hardelot, Camiers (Sainte Cécile) et Le Touquet progressent de qualité suffisante (orange) à bonne qualité (verte)
- Grand-Fort-Philippe, Tardinghen, Wimereux, Cucq et Merlimont passent de bonne à excellente qualité
- Escalles, Le Portel, Camiers (Saint Gabriel), qui étaient classés en qualité insuffisante, sont cette année en qualité suffisante.
Seuls les sites de Saint Quentin (qualité insuffisante) et Avion (qualité suffisante) voient leur qualité se dégrader.
Sur les 44 sites du bassin Artois-Picardie, 13 baignades sont classées en excellent (dont 8 conservent ce classement : à Zuydcoote, Gravelines, Ault, Cayeux-sur-Mer, Woignarue, Fourmies, Le Quesnoy et Rieulay), 21 sont classées en bonne qualité, 8 en qualité suffisante, tandis que 2 baignades sont classées en qualité insuffisante à Boulogne-sur-Mer et Saint Quentin.
Ce constat confirme que la qualité des eaux de baignade du littoral du bassin Artois Picardie est très dépendante des conditions météorologiques estivales et par conséquent renforce la nécessité d’une meilleure prise en compte de la gestion des eaux pluviales avec par exemple la renaturation et la mise en œuvre d’aménagements urbains perméables qui privilégient l’infiltration de l’eau ou la création d’ouvrages de stockage des eaux pluviales avant traitement en station d’épuration.
Une surveillance rigoureuse et multiple de la qualité des eaux de baignade
Chaque site de baignade autorisé dépend d’un gestionnaire, en général une collectivité, qui est responsable de la sécurité du site et de la qualité de l’eau sur le plan sanitaire. La qualité des eaux de baignade est suivie de façon très rigoureuse et repose sur 3 niveaux d'intervention complémentaires :
- L’agence régionale de santé (ARS) déploie pour chaque baignade un contrôle sanitaire tout au long de la saison estivale afin de s’assurer de la bonne qualité globale de l’eau sur le site de baignade et identifier d’éventuelles pollutions bactériologiques ;
- Les gestionnaires assurent en parallèle une surveillance et des prélèvements rapides qui leur permettent d'intervenir pro activement dès lors qu’un événement susceptible d’altérer la qualité de l’eau est détecté (comme un orage important ou un défaut d’infrastructure d’assainissement par exemple) afin de mettre en œuvre des actions immédiates ;
- Les gestionnaires établissent également pour chaque site de baignade un "profil de baignade", qui consiste en une étude approfondie des caractéristiques du site pour identifier l’ensemble des sources de pollutions pouvant affecter la qualité de l'eau de baignade et présenter un risque pour la santé des baigneurs, ainsi que les actions à mener préventivement afin de les réduire.
La baignade peut être interdite momentanément par la personne responsable du site, par le maire ou par le préfet. Pour chaque épisode de pollution, une enquête doit être menée pour en identifier les causes. Indépendamment du classement des sites de baignade, des interdictions de baignades sont donc régulièrement prises chaque année par le gestionnaire ou sur recommandation de l’ARS.
Cathy Célary - Cheffe de projet communication et Responsable des Relations Presse
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