Publié : Le 26/07/2016
- Actualisé le 16/03/2017

L'Agence de l'eau et la biodiversité

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Heron cendré (Photo : D. Huyghe)
 
Pourquoi cette loi ?

 

La biodiversité se dégrade  

Environ 1,8 million d’espèces animales et végétales différentes ont été décrites à la surface de la planète. Les scientifiques estiment que la moitié des espèces vivantes que nous connaissons pourrait disparaître d’ici un siècle, compte tenu du rythme actuel de leur disparition 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction ! Cette érosion accélérée de la biodiversité n’est pas naturelle : elle est liée quasi exclusivement aux activités humaines. 

 

La loi s’adapte

De nouveaux principes sont inscrits pour répondre à l’urgence

  • Principe de solidarité écologique, car nos écosystèmes sont interdépendants (ex. : amont et aval d’un cours d’eau) ;
  • Éviter, réduire, compenser pour les projets d’aménagement du territoire ;
  • Développer la connaissance de la biodiversité et affirmer que la biodiversité est source d’innovation ;
  • Protéger les continuités écologiques qui contribuent à l’aménagement durable des territoires ;
  • Clarifier les rôles en désignant la région comme l’échelon de pilotage.
 
 
Une  agence française pour la biodiversité

 

Ses missions :

  • rassembler les moyens de l’État pour aider plus efficacement les projets en faveur de la biodiversité terrestre et marine et de l’eau : 1200 agents et au moins 226 millions d’euros de budget ;
  • fournir un appui technique, un conseil et une expertise à destination de l’ensemble des acteurs :
  • faciliter la constitution des trames vertes et bleues et les projets écologiques ;
  • gérer les aires protégées et exercer des missions de police de l’eau ;
  • représenter les acteurs français de la biodiversité et de l’eau au sein des instances internationales et européennes ;
  • améliorer les connaissances sur la biodiversité ;
  • fournir un appui à la formation initiale et continue des professionnels.

Famille de Grebbe Huppée - D. Huyghe
Famille de Grebbe Huppée
Famille de Grebbe Huppée - D. Huyghe
Les agences  de l’eau actrices  de ce challenge

 

Des missions étendues

Les compétences des agences de l’eau sont étendues à la biodiversité marine et terrestre. Les agences interviennent déjà  au profit de la biodiversité aquatique et des zones humides.

 

Un financement de l’Agence Française de la Biodiversité

Les agences financeront la future AFB, à hauteur de 150 millions d’euros. Le financement de la biodiversité terrestre permet de renforcer la capacité de résilience des milieux, ce qui bénéficie aussi à la préservation des masses d’eau.

 

Mais aussi, un élargissement des redevances des agences

Les redevances pourront concerner les actions portant atteinte à la biodiversité des milieux marins : il sera étudié l’opportunité de compléter les redevances existantes par de nouvelles redevances dans ce domaine.

 
 
Une gouvernance au niveau régional

Les agences de l’eau seront associées à la mise en place des agences régionales de la biodiversité, qui permettront la coordination des missions de l’État et des collectivités,  en particulier des régions.

 
 
L’agence de l’Eau Artois-Picardie s’organise pour répondre à cet élargissement de son domaine d’intervention
  • Dès l’automne : l’Agence de l’Eau s’engage dans la biodiversité avec l’organisation d’un colloque au cours duquel sera lancé un appel à initiatives sur la biodiversité

  • Dès  le printemps 2017 : l’Agence adapte son 10ème programme d’intervention

  • Pour le vote du 11ème programme : l’Agence révise plus en profondeur ses modalités d’intervention en collaboration étroite avec les conseils régionaux, les services de l’Etat et les réseaux associatifs et d’organisations d’usagers économiques et non économiques en place.

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Au-delà des institutions, des initiatives citoyennes pour la biodiversité

Sous l’impulsion du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, dans le cadre des démarches qu’il met en place pour répondre à l’évolution de ses actions et de la recherche d’innovation,  une plateforme sur les projets de crowdsourcing (traduisez contribution collaborative) dans le domaine du développement durable permet à chacun de se mobiliser pour des projets d’intérêt général.

 

C’est le cas de l’opération « Partageons la couleur de nos poubelles » qui permet de construire ensemble une carte de la couleur des poubelles.

 

Les déchets aquatiques proviennent à 80% d’activités humaines s’exerçant à terre : l’industrie, les particuliers, l’agriculture…Rejetés dans la nature, sur la voie publique ou dans les canalisations, ils sont acheminés par les pluies et vents jusqu’à la mer, directement ou via les fleuves et les rivières. Le reste provient d’activités humaines pratiquées en mer comme la navigation ou la pêche et sur le littoral.

 

D’où l’intérêt de bien trier nos déchets !

Alors, participez à cette initiative http://communeruche.fr/trashadvisor/, c’est facile, ludique et utile !